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Aménorrhée : comment retrouver ses règles ?

L’absence de règles n’est jamais un phénomène à banaliser.

En dehors de la grossesse, une aménorrhée peut avoir de nombreuses causes : syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP, ex. SOPK), troubles de la thyroïde, hyperprolactinémie, insuffisance ovarienne prématurée, la transition vers la ménopause chez les femmes concernées, ou encore une aménorrhée dite fonctionnelle.

Dans cet article, nous nous intéressons à l’aménorrhée fonctionnelle, l’une des causes les plus fréquentes chez les femmes jeunes. Elle survient généralement lorsque le cerveau met temporairement le cycle menstruel “en pause” en réponse à un stress important, une perte de poids, une alimentation insuffisante ou une activité physique trop intense.

L’objectif n’est pas seulement de retrouver ses règles, mais aussi de restaurer un fonctionnement hormonal normal et de préserver sa santé osseuse, cardiovasculaire et reproductive.


1. Comprendre l’aménorrhée fonctionnelle

L’aménorrhée fonctionnelle apparaît lorsque l’organisme perçoit que les conditions ne sont plus favorables à la reproduction.

Le cerveau diminue alors la sécrétion de GnRH, une hormone qui contrôle ensuite la production de LH et de FSH, indispensables à l’ovulation.

Ce mécanisme est considéré comme une réponse d’adaptation face à un déficit énergétique ou à un stress important.

Les causes les plus fréquentes sont :

  • une restriction alimentaire ou une perte de poids importante ;
  • une activité physique intense ;
  • un stress psychologique chronique ;
  • ou l’association de plusieurs de ces facteurs.

2. Augmenter sa disponibilité énergétique

L’une des premières étapes consiste à apporter suffisamment d’énergie à l’organisme.

Chez de nombreuses femmes, ce n’est pas uniquement le poids qui pose problème, mais un apport énergétique insuffisant par rapport aux dépenses quotidiennes.

Cela peut arriver même avec un IMC considéré comme normal.

Augmenter progressivement les apports alimentaires, notamment en glucides, lipides et protéines de qualité, constitue l’une des interventions les mieux documentées pour favoriser le retour des cycles.

3. Adapter son activité physique

Le sport reste bénéfique pour la santé.

En revanche, lorsque les dépenses énergétiques deviennent trop importantes par rapport aux apports, ou que les périodes de récupération sont insuffisantes, le cerveau peut mettre le cycle menstruel en pause afin d’économiser de l’énergie.

Il n’est pas toujours nécessaire d’arrêter totalement le sport, mais réduire temporairement le volume ou l’intensité des entraînements, prévoir davantage de jours de récupération et s’assurer que les apports alimentaires couvrent les besoins de l’organisme peuvent favoriser le retour des cycles.

4. Réduire le stress chronique

Le stress chronique augmente durablement la sécrétion de cortisol.

Des concentrations élevées de cortisol peuvent perturber l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien et participer au maintien de l’aménorrhée.

Le stress favorise également une augmentation des pertes urinaires de magnésium, un minéral impliqué dans le fonctionnement normal du système nerveux.

Lorsque fatigue, difficultés de récupération ou stress important sont présents, il peut être intéressant de vérifier que les apports en magnésium sont suffisants.

Le Magnésium Bisglycinate, reconnu pour sa bonne tolérance digestive, associé à la vitamine B6, peut constituer une solution intéressante pour soutenir le système nerveux dans ce contexte.

5. Corriger les éventuelles carences nutritionnelles

Les femmes présentant une aménorrhée fonctionnelle présentent plus fréquemment certaines insuffisances nutritionnelles.

Les nutriments particulièrement importants sont notamment :

  • la vitamine D, impliquée dans la santé osseuse ;
  • le calcium, essentiel au maintien de la densité minérale osseuse ;
  • le magnésium, qui participe au fonctionnement du système nerveux et musculaire ;
  • le zinc, impliqué dans de nombreuses fonctions hormonales ;
  • les vitamines du groupe B, importantes pour le métabolisme énergétique et la régulation hormonale ;
  • le fer, notamment en cas de réserves basses avant l’apparition de l’aménorrhée.

Lorsque l’alimentation ne couvre pas les besoins ou qu’un risque de carence existe, une supplémentation adaptée peut être envisagée.

Notre multivitamine du quotidien Essentiel Féminin apporte plusieurs des micronutriments fréquemment insuffisants chez les femmes, notamment la vitamine D, le magnésium, le zinc ainsi que certaines vitamines du groupe B, afin de compléter une alimentation équilibrée.

Il ne remplace toutefois pas les mesures indispensables que sont une alimentation suffisante, une réduction du stress et une adaptation de l’activité physique.

6. Quand consulter ?

Toute absence de règles de plus de trois mois (hors grossesse, allaitement, contraception adaptée ou transition vers la ménopause selon l’âge) nécessite un avis médical.

Des examens peuvent être nécessaires afin d’éliminer d’autres causes d’aménorrhée, comme un SOPK, un trouble thyroïdien, une hyperprolactinémie ou une insuffisance ovarienne prématurée.

Plus la prise en charge est précoce, plus les chances de retrouver un cycle spontané sont importantes.

Sources

GORDON C.M. & al. Functional Hypothalamic Amenorrhea: An Endocrine Society Clinical Practice Guideline. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (2017).

MOUNTJOY M. & al. IOC consensus statement on Relative Energy Deficiency in Sport (REDs): 2023 update. British Journal of Sports Medicine (2023).

NATIONAL INSTITUTES OF HEALTH (NIH). Dietary Supplement Fact Sheet: Magnesium. Office of Dietary Supplements (2024).

PICKERING G. & al. Magnesium status and stress: the vicious circle concept revisited. Nutrients (2020).

TEGG N.L. & al. Impact of secondary amenorrhea on cardiovascular disease risk in physically active women: a systematic review and meta-analysis. Journal of the American Heart Association (2024).

GORDON C.M. & al. Functional hypothalamic amenorrhea: an endocrine society clinical practice guideline. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (2017).