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Quelles sont les causes d’un manque en fer ?

Pourquoi certaines femmes ont-elles un manque en fer alors qu’elles mangent déjà des aliments riches en fer ?

Parce que les apports ne sont qu’une partie de l’équation. Les pertes, les besoins de l’organisme et la capacité à absorber le fer consommé peuvent aussi influencer le statut en fer.

Voici les principales causes pouvant contribuer à un manque en fer.


Cause n°1 : des pertes menstruelles plus importantes que prévu

Chez les femmes en âge de procréer, les menstruations représentent l’une des causes les plus fréquentes d’un faible statut en fer.

Chaque cycle entraîne naturellement une perte de fer. Mais lorsque les règles sont abondantes, prolongées ou rapprochées, les pertes peuvent devenir plus difficiles à compenser.

Certaines femmes peuvent ainsi voir leurs réserves diminuer progressivement sans forcément présenter immédiatement d’anémie.

Cause n°2 : des besoins en fer qui augmentent

Certaines périodes de vie demandent davantage de fer que d’autres.

C’est notamment le cas pendant l’adolescence, la grossesse ou certaines périodes de pratique sportive intense.

Chez les sportives d’endurance par exemple, plusieurs mécanismes peuvent coexister : augmentation des besoins, pertes par la transpiration, microtraumatismes répétés ou renouvellement accru des globules rouges.

Dans ces situations, des apports auparavant suffisants peuvent ne plus l’être.

Cause n°3 : des apports alimentaires insuffisants

Un manque en fer n’est pas réservé aux personnes qui mangent peu.

Des régimes restrictifs, une faible consommation de sources riches en fer ou certaines habitudes alimentaires peuvent progressivement rendre plus difficile le maintien des réserves.

La forme du fer consommé compte également : le fer présent dans les aliments d’origine animale est généralement mieux absorbé que celui présent dans les végétaux.

Cela ne signifie pas qu’une alimentation végétale conduit automatiquement à un manque en fer, mais qu’elle peut nécessiter davantage d’attention sur la construction des repas.

Cause n°4 : une absorption du fer moins efficace

Consommer du fer ne signifie pas forcément que l’organisme l’utilise entièrement.

Certains composés présents dans l’alimentation peuvent réduire son absorption lorsqu’ils sont consommés au même moment : c’est notamment le cas des tanins présents dans le thé et le café, du calcium consommé en quantité importante ou encore des phytates présents dans certaines céréales complètes et légumineuses.

À l’inverse, certains nutriments comme la vitamine C peuvent contribuer à améliorer l’absorption du fer.

Cause n°5 : certaines situations médicales ou habitudes de vie

Enfin, certaines situations peuvent rendre plus difficile le maintien d’un bon statut en fer.

Parmi elles :

  • certaines maladies digestives pouvant limiter l’absorption ;
  • certaines maladies inflammatoires ;
  • des pertes sanguines répétées ;
  • certaines chirurgies digestives ;
  • certains traitements.

Lorsque les réserves restent basses malgré une alimentation adaptée, augmenter les apports seuls n’est pas toujours la stratégie la plus pertinente.

Dans certains cas, une supplémentation peut être envisagée en complément d’une prise en charge plus globale. Notre formulation Le Fer Bisglycinate, associant fer bisglycinate et vitamine C, a été pensée pour s’intégrer dans cette démarche lorsque des apports supplémentaires sont recherchés.

Sources

CAMASCHELLA C. Iron deficiency: new insights into diagnosis and treatment. New England Journal of Medicine (2015).

WORLD HEALTH ORGANIZATION (WHO). Global Anaemia Estimates, 2021 Edition. WHO (2021).

PASRICHA S.-R. & al. Etiology and risk factors of iron deficiency and anemia in women. The Lancet Haematology (2018).

MILLER J.L. & al. Heavy menstrual bleeding as a major risk factor for iron deficiency in women of reproductive age. American Journal of Obstetrics and Gynecology (2019).

SIM M. & al. Iron considerations for the athlete: mechanisms of iron loss in endurance sports. European Journal of Applied Physiology (2019).

WORLD HEALTH ORGANIZATION (WHO). WHO Guideline on Use of Ferritin Concentrations to Assess Iron Status in Individuals and Populations (2020).